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Le charbonnage du
Bois du Cazier à Marcinelle, qui
appartenait à la S.A.
des Charbonnages d'Amercoeur, était en voie de modernisation grâce aux fonds de
la C.E.CA. Le 8 août 1956, au matin, au fond du puits Saint-Charles, 274 mineurs sont au travail dans les tailles. Un
wagonnet de charbon mal engagé dans la cage de l'ascenseur du puits
d'extraction, arrache une poutrelle métallique. Sous le choc, elle se déforme
et est emportée vers le haut, et déchire des conduites d'huile sous pression
et d'air comprimé. L'huile est projetée sur deux câbles électriques de 525
volts de tension. Ces fils sont à leur tour cisaillés et un arc électrique
jaillit, ce qui enflamme l'huile. L'incendie est alimenté par 850 litres
d'huile s'échappant des conduites rompues. Les boiseries prennent feu, le tout
attisé par l'air comprimé. Dans le même temps, suite au court-circuit, les
deux ventilateurs principaux se coupèrent. Mais un ventilateur superficiel
alimenté par une autre ligne continua. Alimentant le feu en air. Les 274
mineurs sont pris au piège à des profondeurs allant de 170 à 1.035 mètres.
Quelques minutes après, six mineurs de l'étage 1.035 réussirent à gagner la
surface. Par la suite seulement sept remontèrent, dont un qui décéda peu
après. Ces survivants avaient eu la présence d'esprit de retourner un wagonnet
pour s'y abriter. Ils furent récupérés aux étages 715 et 765 par les
secours. Les autres mineurs y restèrent mais pendant 15 jours, on espérait retrouver
des survivants. Les familles, mais aussi, la population du quartier des Haies
attendèrent aux grilles du charbonnage.

Le 23 août,
les sauveteurs
atteignaient enfin l'étage
1.035 et
n'y trouvaient que des cadavres. Au final, ce sont 262 mineurs qui perdirent la
vie à Marcinelle. Il y avait 136 italiens, 95
belges, 8 polonais, 6 grecs, 5 allemands, 5 français, 3 hongrois, 1 anglais, 1
hollandais, 1 russe et 1 ukrainien. Cet accident,
restera dans l'histoire comme la plus importante catastrophe minière qu'a connu
la Belgique.

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