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La
concession de Ressaix fut octroyée en 1864, elle était exploitée par une
société appelée "Société du Centre" dont le siège social était
situé à Paris. En 1882, la société reprit une partie des concessions sous
Péronnes et Waudrez. Suite à une vente publique, la société devint
propriété d'Evence Coppée en 1886, la production y était de 85.000 Tonnes par
an. Evence Coppée était l'inventeur d'un système de fours à coke et
d'exploitation de sous-produits. Il avait depuis 1879, une usine à Ressaix.
Mais il était aussi un redoutable homme d'affaires, considéré, par certains
comme un requin. Lorsque la main d'oeuvre manquait, Coppée allait jusqu'à
envoyer ses porions payer des pintes aux ouvriers des autres fosses en vue de
les débaucher. Bien que quelques convoitises lui échappèrent (il se fit
notamment souffler la concession du Viernoy par les Houillères d'Anderlues), il
réussit néanmoins quelques belles opération de rachats qui permirent, par la
suite, aux Charbonnages de Ressaix de devenir l'une des sociétés les plus
puissantes du Centre.
En 1923, la
production atteignit 1.000.000 de tonnes. La société entreprit alors une
politique de centralisation et de suppression de puits. Et en 1925, seuls 9
puits étaient encore en activité : Ressaix, Leval, Sainte-Barbe,
Sainte-Marie, Sainte-Aldegonde, Saint-Albert, Sainte-Elisabeth,
Sainte-Margeritte et Houssu. La plupart de ces sièges produisaient du
charbon gras à coke. La profondeur de certains puits passa la barre des 800
mètres et le siège de Sainte-Aldegonde atteignit 890 mètres (à noter que
par la suite, on y descendit encore plus profond. Au puits St-Albert, on
exploita à plus de 1.150 mètres).
En
1926, la société accueille dans ses installation la première centrale
de sauvetage pour la région du
Centre. En
1929, la société connu un grave accident au puits n°8 (Houssu) à Haine-St-Paul
, le bilan fut de 18 morts.
A
partir de 1935, il ne restait déjà plus que 5 sièges en exploitation. La
société voulu alors se concentrer sur les sièges les plus rentables et les
moderniser, ce qui impliquait leurs électrification. Une centrale électrique
fut donc construite à proximité du siège Saint-Albert. L'opération était
triple : cette centrale à charbon pulvérisé brûlait une partie des charbons
secondaires (invendables) qui étaient auparavant stockés, elle fournissait
l'électricité nécessaire aux installations de la société et le surplus
était revendu au réseau. En 1954, le Charbonnage de Ressaix était en Belgique
celui qui produisait et livrait le plus d'électricité au réseau.
Dans les années 1950, un vaste programme de
modernisation des installations fut mis en œuvre grâce à plusieurs bailleurs
de fonds. Nouveau lavoir centralisé (capacité de traitement : 400 T/h),
nouveau châssis à molettes pour le puits de Saint-Albert, augmentation des
capacités de production, construction d'une nouvelle centrale électrique, …
Malgré tous ces efforts, les Charbonnages de Ressaix fermèrent leurs portes
comme les autres.
Par la suite, le seul témoignage de cette époque fut
la centrale Electrique de
Péronnes. Construite à côté siège Saint-Albert, elle
a encore fournit de l'électricité pour le réseau Belge, durant quarante ans.
Elle fut officiellement fermée en avril 2000 et détruite en 2002.
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